à rebours les beaux jours

À rebours
les beaux jours
un peu comme
des ruines
mais à l’envers
autoroutes saturées
où plus rien ne circule
que l’information
quelques cadavres
en transit de vie à trépas
qu’on dénombre aussitôt
un à un
étrange transhumance et macabre
mathématiques à mi-chemin
entre la statistique et la numérologie
point invisible de l’inflexion
autant consacrer sa vie
à l’exercice quant à lui statique
de la génuflexion.

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Avertissement : ce texte est un extrait d’un ensemble plus long, un poème intitulé couleurs (partout c’est la guerre) toujours en cours d’écriture.