8.1.21

Sur le toit
en face
un oiseau de mer
dévore à coups de bec
un oiseau de terre
secs et méticuleux
il tire ses entrailles
qui cèdent avalées
et le cadavre virevolte
encore
plus fragile qu’autrefois
à côté
une autre bête marine
plus petite
semble attendre
la fin de l’œuvre vorace
un reste de carcasse
ainsi passe et se transmet
la vie.
(Pour une éventuelle récriture de possibles carnets d’un hiver.) Quasi pas fermé l’œil de la nuit. Envie de dormir mille ans ou douze heures, je ne sais pas, peut-être est-ce la même durée. La bouche ouverte, je ressemble à un poisson qui étouffe hors de l’eau. Et cet air stupide, abruti, n’est-il pas encore celui qui me va le mieux ?