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notre utopie

Considère-moi comme un fantôme,
que toi, tu viendrais hanter.
Peut-être n’ai-je pas d’esprit —
c’est vrai, comment savoir ?
Personne ne m’a jamais dit
— tout le monde s’en tenant un pour acquis —
ce que cela faisait, d’avoir un esprit.
Les cicatrices sous nos yeux révèlent
notre désespoir,
c’est-à-dire : notre utopie.
Quel horrible mot, me rétorques-tu.
J’ai envie de t’embrasser,
au lieu de quoi, je parle, je parle, je parle,
et ne me tais jamais.
Ailleurs, on creuse des tombes de vide,
celui-là même, oui, que nous peinons
à combler.

— R.A. Singleton

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