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15.11.18

J’ai passé une partie de l’après-midi à consulter des sites pour apprendre à (mieux) se souvenir de ses rêves. Les méthodes me paraissent un peu empiriques, mais après tout il est possible qu’on ne puisse pas faire beaucoup mieux que donner des trucs. Un truc pour se souvenir d’un truc pour essayer de comprendre quelque chose aux trucs qui se passent dans ta tête quand tu n’y es pas. En tout cas, ce ne sont pas les mêmes que ceux que j’avais consultés il y a quelques années quand j’avais décidé qu’il était grand temps de me souvenir (mieux) de mes rêves. Ils sont en anglais. Ce qui est sûr, en revanche, c’est qu’ils disent la même chose que ceux que j’avais consultés alors. La preuve, je m’en souviens (bien). Le carnet dans lequel j’ai noté un certain nombre de rêves il y a quelques années était toujours là, lui aussi, dans la boîte où étaient enterrés les carnets que j’ai exhumés il y a deux ou trois jours, je ne sais plus. Je ne sais plus rien. Ou plus grand-chose. Enfin, je sais que le carnet est là, à présent à côté de moi, qui contient sur dix pages manuscrites les récits plus ou moins fragmentaires et compréhensibles des rêves dont je me suis souvenu, il y a ce certain nombre d’années de moi inconnu. Histoires de carnets. Histoires de rêves. Histoires de comprendre quelque chose à quelque chose. Histoires de sommeil. Ce matin, par exemple, Daphné est venue me réveiller. Il était 4h22 du matin. Si j’avais déjà disposé d’une méthode, si empirique soit-elle, me serais-je souvenu du rêve que j’étais en train de faire, à supposer bien sûr que je fusse en train de rêver ou non ? Pas (bien) sûr. À 4h22 du matin, il faisait très noir partout. Surtout dans ma tête. Nelly étant à Paris, n’ayant pas la force de me lever pour la recoucher comme nous le faisons d’habitude, elle ou moi, j’ai dit à Daphné de dormir là. Mauvaise idée. Pas pour d’obscures raisons psychanalytiques, mais parce que Daphné n’a pas arrêté de gigoter, de me donner des coups de pied, et que je suis convaincu de ne pas avoir fermé l’œil jusqu’au réveil (avant le réveil). Preuve que j’ai (bien) dormi, mais mal, sans doute.

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