7.4.17

7.4.17

Mauvaise nuit, rythme matinal de travail normal sur des araignées, je vais courir ensuite et après, après, à vrai dire, pas grand-chose à écrire, mais beaucoup d’idées que je n’ai pas nécessairement envie d’écrire, que je préfère laisser flotter, qui sont des choses auxquelles je pense et que je n’ai pas envie de raconter ou, peut-être, serait-ce mieux le dire que le dire ainsi, que je n’ai pas encore envie de raconter, comme si, quelquefois, il fallait laisser les choses flotter longtemps, les ruminer, comme disait Nietzsche, je crois, pour que les idées diffusent, se diffusent.

Hier, j’ai constitué une pile de livres que je vais prendre avec moi pour aller en Bretagne dans la maison que nous prête MD. Une semaine loin de Paris, à faire, sentir, vivre autre chose, une autre atmosphère qui, hier, notamment, était irrespirable, mélange de particules qui t’étouffent et te conduisent à te demander comment nous faisons pour supporter ça, non, pas pour supporter, ce n’est pas la question, comment nous pouvons vouloir vivre comme ça. Je ne veux pas vivre comme ça, et pourtant.