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1.6.18

L’insaisissable sommeil de Daphné. L’écouter parler à un moment ou un autre de la nuit entre trois et quatre du matin alors que tu voudrais dormir. Mais à quoi bon forcer les choses ? C’est ce que tu te dis à ce moment-là de la nuit entre trois et quatre heures du matin, mais après il faut que tu deviennes cet horrible vieux con qui hausse le ton pour mettre un terme à la rébellion nocturne.

On est toujours le vieux con de son enfant.

Soleil au lever. Traduit quelques pages le matin. Difficile, les idées pas claires, d’avancer autrement qu’à tâtons. Mais ce n’est pas ainsi que je veux travailler. Alors je fais de ces quelques pages mes quelques pages du jour et puis laisse tomber. Passe l’aspirateur. Va courir. Traîne mon vieux corps de vieux con au soleil et à l’ombre jusqu’à ne plus pouvoir rien faire que l’asperger d’eau publique dans le parc. Écrit un poème sur le thème de la nuit interrompue, l’ajoute à ceux déjà tapés de Musique difficile. Un peu plus tard dans la journée, improvise une mélopée australe sur un vers de Walt Whitman : I sing the body electric. Mais ne vois pas le rapport. Je suppose qu’il n’y en a pas. Tout ce que je peux faire, c’est supposer.

Voudrais penser à autre chose mais ne sais pas quoi.

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