Que le grand écrivain se révèle un érotomane répugnant, le dandy un provincial acariâtre, le révolutionnaire une grenouille de bénitier, si nous étions des puristes, cela ne devrait guère nous étonner. Par purisme, je n’entends pas la haine morbide du mélange, la vie est mélange,… Read More
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douze mai deux mille vingt-trois
Hip hip hip aura ! Pourquoi m’aura-t-il fallu attendre tant d’années avant de découvrir enfin la vérité ? Et n’y a-t-il pas une part d’injustice difficilement supportable à être né, par le plus grand des hasards, du mauvais côté de l’univers, là où jamais l’on n’a su… Read More
onze mai deux mille vingt-trois
Est-ce que je n’ai pas envie d’écrire aujourd’hui ? Mais, vous n’y êtes pas du tout. D’abord, je crois vous l’avoir déjà dit, écrire, ce n’est pas une question d’envie, c’est une seconde nature. Et ensuite ? Ensuite ? Ensuite, rien, je crois. Y a-t-il un horaire pour… Read More
dix mai deux mille vingt-trois
Qui sont ces gens qui ne peuvent plus se montrer en public sans protection policière ? Qui ne peuvent plus vivre sans garde ? Et qui nous gardera d’eux ? Toute la journée, les voitures noires du pouvoir foncent sur le boulevard, toutes sirènes hurlantes. Je cite : « Chers… Read More
neuf mai deux mille vingt-trois
Faut-il s’étonner de mal dormir quand on s’endort en n’ayant pas envie de se réveiller ? Je me disais qu’ils avaient raison tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, estiment que je suis un parasite. Ne suis-je pas paresseux, veule, paresseux, veule, et lâche ? Mon… Read More
huit mai deux mille vingt-trois
Marcher ne marche pas. Si marcher ne résout rien — y a-t-il seulement quelque chose à résoudre ? —, néanmoins, marcher élucide. Question de posture, question d’allure, marcher redresse le corps tout entier, développe l’organologie que nous activons ce faisant, marcher élargit. Ayant marché deux heures dans… Read More
sept mai deux mille vingt-trois
Marché dix kilomètres sans avoir la moindre idée. Avoir une idée, était-ce le but ? Je ne crois pas. Quel était-il alors ? Marcher. N’étaient les touristes, la ville serait quasi déserte. On les reconnaît. J’entends : pas à l’idée de l’ethnie que suggère leur apparence physique. Non,… Read More
six mai deux mille vingt-trois
1217 signes. C’est la quantité de langage que j’avais déjà accumulée quand je me suis aperçu que ce que je venais d’écrire n’était qu’un tissu de banalités imbéciles et, par conséquent, impossibles à conserver. On croit avoir quelque chose à dire alors qu’en fait, non.… Read More
cinq mai deux mille vingt-trois
Cependant qu’une partie du monde s’apprête à poser une couronne de pacotille sur la tête d’un pantin et l’autre à l’admirer faire, je rentre à Paris. Dans les environs de je ne sais plus trop quelle ville de banlieue, par chance, le files se divisent… Read More
quatre mai deux mille vingt-trois
J’aimerais rester ici jusqu’à ce que j’aie enfin envie de partir. Que je ne le puisse pas m’attriste, un peu. Peut-être qu’un jour, je pourrais vivre comme cela. Comment ? Dans le temps, avec le temps, hors de cette sorte de temps extérieur qui dicte sa… Read More
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