All posts filed under “Journal

vingt-six avril deux mille vingt-trois

Il y a toujours un qui dans les pas de qui nous marchons, me dirai-je un peu plus tard, quand j’écrirai mon journal, me souvenant alors que, en ce vingt-six avril deux mille vingt-trois, allant et venant sur la plage de l’Aber, j’avais pensé à… Read More

vingt-cinq avril deux mille vingt-trois

Grande paix. Le bonheur est un enclos dans un monde invivable. On voudrait le coloniser mais on ne le peut pas complètement, c’est une poche de résistance, il y a toujours quelque chose qui échappe, s’échappe, ouvre un passage vers ailleurs. Un panneau INTERDIT AU… Read More

vingt-quatre avril deux mille vingt-trois

Beaucoup de rien. C’est ce à quoi l’on aurait pu s’attendre si la route pas tout à fait déserte n’avait pas révélé autant d’un vide si profond. Immenses à-plats jaunes des champs de colza semblent irréels. Qu’ils soient la réalité même (avec tout ce que… Read More

vingt-trois avril deux mille vingt-trois

Vision du monde réel et réelle vision du monde font-elles la moindre différence ? Le devraient-elles ? Qu’est-ce à dire ? Que nous n’y comprenons rien ? Que nous ne comprenons que trop bien et faisons dès lors semblant ? Mais semblant de quoi ? Semblant de ne pas ? Je suis… Read More

vingt avril deux mille vingt-trois

Couru une heure ce matin. Sans compter la pause pour faire la bise à A. et discuter quelques minutes avec elle, près du Parc Montsouris. Est-ce que cela, courir, comme je ne l’avais plus fait depuis des mois, est-ce que cela fait partie de ce… Read More

dix-neuf avril deux mille vingt-trois

{Vie de moine, 1} Depuis quelques jours, en plus de mon carnet grand public à lignes dans lequel j’écris avec mon stylo à bille rétractable, tous deux noirs, je transporte avec moi un carnet grand public, noir lui aussi, mais aux pages vierges dans lequel… Read More

dix-huit avril deux mille vingt-trois

Je suis assis à la table de la cuisine. Dans un numéro de Pif Gadget, je lis les aventures de Rahan, homme préhistorique qui, armé de son seul coutelas, rend le monde meilleur. Je dois avoir sept ans au moins, la scène se déroule dans… Read More

dix-sept avril deux mille vingt-trois

Tout : presque rien et tellement. Je ne prétends pas détenir la vérité, ni même savoir ce que c’est que cela, la vérité, mais je vois dans ce phénomène moins une faiblesse qu’une force. Est-ce la raison pour laquelle, pensant pouvoir me satisfaire de cette phrase… Read More

seize avril deux mille vingt-trois

Certes non, la colère ne résout rien, mais qui peut ne pas l’être — en colère ? En colère, comme on dirait : en état de grâce. Et puis, qui a dit que la colère devait être une solution ? N’est-elle pas bien plus, une condition d’existence ? Aujourd’hui,… Read More

quinze avril deux mille vingt-trois

Ressentiment et résignation vont de pair, pas tout à fait synonymes, mais solidaires, avec quoi on fait les peuples dociles et leurs idoles tristes. Et puis, de toute façon, c’est pire ailleurs. Alors tout est justifié, tout est résolu. On apprend à aimer la servitude… Read More