La voisine, du genre à crier comme une actrice porno, baise la fenêtre ouverte (celle qui donne sur la cour intérieure laquelle fait caisse de résonance), — toute une philosophie de la vie. Pourquoi n’entend-on jamais les hommes crier quand ils jouissent ? Ou, du moins, sont-ce… Read More
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vingt-quatre mars deux mille vingt-trois
Je crois que j’ai oublié à peu près toutes les idées que j’ai eues aujourd’hui. Comment sais-je alors que j’en ai eu ? Des traces, semble-t-il, m’en restent. Mais je sais ce que j’ai fait. Cela semble s’être gravé dans ma mémoire à la manière d’un… Read More
vingt-trois mars deux mille vingt-trois
Que te disent-elles, les tonnes d’ordures entassées sur les trottoirs, que te disent-elles sinon le néant de tout discours ? « La sobriété heureuse », elle est là, sa réfutation, en quelque sorte, peut-être, mais son essence même plutôt, dans les déchets que nous rejetons chaque jour, et… Read More
vingt-deux mars deux mille vingt-trois
Pas de rayon de soleil aujourd’hui, — mais de cela faut-il aussi s’en étonner ? Hier au soir, alors que je peinais à trouver le sommeil, j’ai eu l’impression de tomber dans les abîmes infinis du sens : on ne savait pas si le président de la… Read More
vingt et un mars deux mille vingt-trois
Est-il étonnant qu’au moment où je me décide enfin à écrire ce journal un rayon de soleil illumine l’endroit où je suis assis pour écrire ? C’est le printemps, mais ce n’est sans doute pas la vraie raison. Hier au soir, après que l’étrange cortège a… Read More
vingt mars deux mille vingt-trois
Cependant que, comme ils disent, on s’apprête à mettre la France à feu et à sang, de bon matin, je me lève, me mets au travail et puis vais courir, comme si de rien n’était. Est-ce que rien n’est ? Dans un univers parallèle, en partie… Read More
dix-neuf mars deux mille vingt-trois
Certains soirs, quand je suis envahi d’angoisses trop étouffantes, je regarde les moulures au plafond, elle sont une respiration. Dehors, ces soirs-là où d’ivres mortes gens errent sans raison quand ce ne sont les ordures qui s’accumulent dont personne ne veut plus, dehors, il n’y… Read More
dix-huit mars deux mille vingt-trois
Qu’une succession d’indignations, si bienveillantes soient-elles, ne constituent pas une pensée digne de ce nom, cela devrait s’imposer comme une vérité évidente à quiconque fait un usage professionnel de ses facultés intellectuelles. Qu’il n’en soit pas ainsi, mais que, au contraire, quiconque jouit d’une certaine… Read More
dix-sept mars deux mille vingt-trois
Je retrouve des notes, cinquante-trois remarques et quelque, que j’avais écrites pour les placer à la suite de musique difficile, la première version d’et partout c’est la guerre, dont elle forme aujourd’hui le commencement. Je les survole du regard sans trop savoir quoi en penser.… Read More
seize mars deux mille vingt-trois
Que chaque époque se voie comme un terminus, n’est-ce pas une illusion constitutive de la ligne ? On veut toujours aller quelque part et alors, pourquoi le plus près ne serait-il pas le mieux ? Mais n’aller nulle part ou, du moins, ne pas exactement le savoir,… Read More
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