Éclipse. Le soleil était passé derrière la tour. À présent, je plisse les yeux pour écrire, cherche à trouver un angle où je puis voir ce que j’écris à l’écran. Tout à l’heure, à la pointe de l’île Saint Louis, le calme apparent du fleuve… Read More
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six février deux mille vingt-trois
Aucune envie d’écrire. Aucune envie de rien. Or, cela, cette absence, ce manque, ce rien, il n’y a que grâce à l’écriture que je puis parvenir à le reformuler. La mort de A. me semble avoir déchiré le voile d’illusion que je faisais tenir devant… Read More
cinq février deux mille vingt-trois
Me situais-je dans le temps quand je commençai l’écriture de cette chose immense qui prend forme chaque jour ? J’essaie de m’en souvenir, mais les motifs me semblent désormais si lointains qui m’ont conduit à écrire cette chose, à me dire, voilà, c’est à cela que… Read More
quatre février deux mille vingt-trois
Rencontre surréaliste avec la voisine du dessus, cette nuit. Quand elle a enfin ouvert la porte après que j’ai passé cinq bonnes minutes à sonner et taper dessus vers trois heures du matin, elle portait des bottes à talons noires (je n’ai pas eu la… Read More
trois février deux mille vingt-trois
Qu’est-ce qu’accomplir quelque chose ? J’ai passé une bonne partie de la journée à remettre en état ma vieille Gibson. Et si, en effet, non, tout ne peut pas constituer une expérience d’une ampleur métaphysique, d’une profondeur existentielle, pour moi, le faire, ce n’était pas rien… Read More
deux février deux mille vingt-trois
Aïe aïe aïe, j’ai mal, me lamentais-je, à quatre pattes sur mon tapis d’exercice, Aladin égaré au royaume de l’hygiène. Aïe aïe aïe, j’ai mal, me lamentais-je alors que, après être allé courir, j’achevais ma quatrième séquence de gainage. Aïe aïe aïe, j’ai mal, me… Read More
premier février deux mille vingt-trois
Le moment charnière que Walter Benjamin décrit dans son exposé « Paris, capitale du XIXe siècle » (1939) où l’intelligence, en la personne du flâneur, se vend au marché, nous en vivons l’accomplissement total, sans reste aucun. La seule façon de ne pas céder au marché, c’est… Read More
trente janvier deux mille vingt-trois
Dans le système décadent du capitalisme tardif, l’achat d’un blue jean se mue inévitablement en odyssée métaphysique, plongée dans les abîmes de l’angoisse, exploration des noires arcanes de la psyché, quête d’un sens à jamais perdu, lamentation sur la vie. Face au marché, nous sommes… Read More
vingt-neuf janvier deux mille vingt-trois
À aucun moment de mon errance minuscule, hier au soir, dans la nuit froide, malgré la colère qui était la mienne, colère contre tout le monde, colère contre moi-même, je n’ai détesté Paris. À aucun moment, je n’ai trouvé Paris laide. Je m’en suis fait… Read More
vingt-huit janvier deux mille vingt-trois
Le gris du ciel forme un à-plat uniforme où je puis projeter mes pensées, mes sentiments, mes désirs, mes peines, mes angoisses, que sais-je encore ? tout, tout moi, quoi. Sur la surface du ciel, c’est là que je pourrais écrire cette page et toutes les… Read More
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